
| Ville | Paris |
| Pays | France |
| Age | 40 ans |
| Supporter inscrit depuis le 31 mai 2006 |

Le sort de Troyes
cette saison s’est sans doute joué lors du match perdu à domicile face à Valenciennes
(1-3, 27e). Une victoire contre les nordistes et les places
s’inversaient en fin de saison : les aubois finissaient 17e
avec 42 points et Valenciennes terminait 18e avec 40 points. Mais,
avec des « si », on mettrait Paris en Ligue 2 et la Ligue
Professionnelle de Football ne le permettrait pas ! Pour le reste, Troyes
s’est battu avec ses petits moyens et a souvent produit du beau jeu. Et même si
ça n’a pas suffi, les performances des aubois auront souvent servi à révéler la
(vraie) valeur de leurs adversaires…
Déjà, Lens avait
montré des faiblesses lors d’un match aller remporté sur le fil (1-0, 1e) ;
le match retour (0-3, 38e) n’a fait que les confirmer. Nantes, de
son côté, s’en est tiré de justesse à la Beaujoire (1-1, 3e) avant
de chuter au stade de l'Aube malgré Barthez dans les buts (0-1,
21e). Et que dire de Lyon (2-0, 5e) et Bordeaux (2-1, 7e)
qui, après l’avoir emporté de peu chez eux, se sont vus sèchement éconduits à Troyes (0-1, 23e et 25e) ? Qu’une équipe qui cherche
d’abord à défendre son but devrait aussi chercher à attaquer ! La remarque vaut aussi pour Saint Etienne (1-3, 11e) et Lorient (0-3, 26e).
Mais Troyes a aussi
mis en valeur les qualités intrinsèques d’autres clubs, certes bien moins cotés,
mais tout aussi valables… Toulouse (1-2, 4e) et Sochaux (0-1, 30e)
ont impressionné lors de leur passage dans l’Aube, tout comme Le Mans,
incroyable de maîtrise à l’aller (2-2, 2e), comme au retour (2-0, 20e).
Vu de champagne, le Tèf en Ligue des Champions et l’ASM vainqueur de la Coupe
est moins étonnant qu’il n’y paraît. D’autres équipes, comme celles de Monaco (0-4, 13e)
et Marseille (1-1, 15e) ont montrées mieux que leur réputation de l’époque,
même si seul l’Oème a su ensuite exploiter ses qualités…
Que dire
d’autre si ce n’est que les matchs nuls, douze au final, ont fini par
pénaliser les troyens dans leur course pour le maintien ? Comme le répète
souvent Roland Courbis : « avec la victoire à trois points et le
match nul à un point, qu’on m’explique ou passe le point perdu ! »
Que la victoire contre Lyon début février a peut-être gonflé autant les têtes
que les chevilles des aubois ? Les valises prises dans la foulée contre
Nice (0-3, 24e), Lille (0-4, 27e) et Saint Etienne (1-3,
29e) semblent aller dans ce sens, mais ça serait déconsidérer trop
facilement l’incroyable travail fourni par le staff tout au long de la saison.
Parce qu’avec le 17e budget de la Ligue 1 et un effectif loin d’être pléthorique, il faut s’accrocher pour composer une équipe qui tienne la route sur trente-huit matchs ! Certes Lachuer (34 ans) finit « meilleur passeur » et Matuidi (19 ans), « meilleur espoir »… Mais demandez à Jean-marc Furlan, l’entraîneur, comment faire lorsqu’on n’a pas d’autre choix que de recruter sur les marchés junior et senior ! A Lyon, lorsque Tiago est blessé, il est remplacé par Toulalan… A Troyes, quand Matuidi est suspendu, il est remplacé par Kouassi, trois fois nommé au ballon de plomb, série en cours… Vous voyez le tableau ?
Eh, oui ! On est bien 18e (sur 20) et dans ces conditions, c’est même un petit exploit que de ne pas finir dernier ! Même si, en d’autres temps, 39 points auraient suffi à se maintenir, même si, avec 30 points à 12 journées de la fin, Troyes aurait pu… La réalité est bien là : la saison prochaine, on se battra en enfer !
Pour remonter directement en L1 l’an prochain ? Moi, j’y crois !!!
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