
| Ville | Paris |
| Pays | France |
| Age | 40 ans |
| Supporter inscrit depuis le 31 mai 2006 |

Jouer Nancy à domicile n?est jamais facile. Voilà une équipe qui défend à dix sur sa ligne et dont la pointe la plus avancée est le gardien ! Dans ces conditions, il est difficile de marquer, et les joueurs, acculés sur leurs buts, ont la part belle... Au contraire des spectateurs qui n?ont que faire d?une attaque-défense d?une heure trente jouée le pied sur le ballon et le regard vers l?horloge... Interrogé à la fin du match (0-0), l?entraîneur lorrain, à qui l?on rappelait que marquer était le plus important au football, a semblé enfin comprendre le truc. Depuis, Nancy a retrouvé le chemin des filets et repris sa marche en avant, mais ceci est une autre histoire...
Jouer Marseille au Vélodrome est une autre paire de manche. Dans un stade ouvert à tous les vents, dont le mistral est l?invité le plus fidèle, sous les quolibets d?un public dont on ne sait jamais s?ils s?adressent à leur équipe ou à l?adversaire, et face à des individualités capables du meilleur comme du pire, il faut savoir attendre son heure... Ou plutôt son heure et demie ! Les troyens l?ont vue belle lorsqu?ils ont égalisé à dix minutes de la fin, mais c?était sans compter l?entrée de M?Bami et son but venu d?ailleurs (2-1, 87e)... Encore un coup gagnant du placide Albert qui, aussi modeste que son joueur, expliquait sans rire « (qu?) il n?avait jamais douté » !
Jouer les sangliers dans la foulée peut vite prendre des allures de curée. Surtout que la bête, blessée depuis l?automne, a pris l?habitude de tout dévaster sur son passage : Lille, Saint Etienne, Rennes et Nantes, pour ne citer qu?eux, en ont récemment fait la cruelle expérience... Mais les troyens sont d?une autre trempe que ces colosses aux pieds d?argiles, et c?est en véritables chasseurs qu?ils ont achevé les souffrances des ardennais aux abois ! Entre ces deux équipes, rompues à la lutte pied à pied, âpres au combat et refusant chacune de mourir, l?opposition fut belle, elle fut longue, parfois magnifique, souvent intense, jusqu?au K.O.
Par deux fois, Regnault, le gardien de Sedan a frisé la correctionnelle : la première, sur une main hors de sa surface face à Jaziri (20e), la seconde sur un tir de Bangoura sur la barre (30e). Heureusement, Barbosa ouvrait le score avant la pause (32e). Mais l?expulsion de Cissé (52e) entraînait la révolte de Sedan. Un premier but de Lachor (56e) et un second de Job (68e) leur donnaient l?avantage. C?est alors que Matuidi, ce bel espoir du football français, a choisi de faire enfin parler la poudre ! Une frappe dans la lucarne (74e) et une autre en force (82e) sonnaient le glas des illusions de l?entraîneur sedanais : « ce soir, nous dînons en enfer ! »
L?histoire retiendra que ç?est dans l?Aube que Nancy a sauvé sa tête et que Sedan a perdu la sienne. Et que c?est face (grâce) à Troyes que le grand Oème s?est (re)découvert des ambitions et des valeurs. C?est pour ça que Troyes fait honneur à ce championnat, parce que l?Estac joue sa chance à fond, parce qu?elle ne bétonne pas, parce qu?elle ne renonce jamais...
Troyes en Ligue 1 l?année prochaine ? Moi, j?y crois !!!
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